Amel Bent

 

Biographie

A 20 ans
20 ans. Un âge magique. L'âge de la concrétisation des rêves d'adolescent, celui de la liberté de prendre sa vie en main et d'exprimer ses sentiments, ses amours et ses peines. Pour ses 20 ans, Amel Bent nous offre un deuxième album qu'elle a en grande partie écrit elle-même. Avec A 20 ans, Amel prouve
qu'elle est désormais une artiste au talent confirmé. La magie opère, pour la
deuxième fois.
20 ans, l'âge des exploits. Comme celui de sortir d'une tournée exemplaire, complète sur
la totalité des dates, et de se replonger immédiatement dans la conception d'un nouvel
opus. "J'étais pressée de faire ce nouvel album" explique Amel. "Ce qui m'a le plus
motivée, c'est la tournée. Quand tu chantes les mêmes chansons un milliard de fois, tu
as envie d'avoir de nouveaux morceaux !" Rappelez vous : découverte dans l'émission
Nouvelle Star, elle sort en 2004 son premier album Un jour d'été, rapidement devenu
une référence du genre Soul/R&B en France. Suivent une flopée de singles à succès, de
"Ma philosophie" (n°1 du top pendant six semaines consécutives) à "Ne retiens pas tes
larmes" en passant par "Le droit à l'erreur", et pour finir "Eye Of The Tiger", adroite
reprise du tube des années 80 de Survivor. De cette façon, l'album s'écoule à plus de
650 000 copies, et permet à Amel de recevoir une Victoire de la musique, dans la
catégorie "Artiste révélation du public". Concrétisation suprême pour un début de
carrière, qu'elle a d'ailleurs étonnamment bien vécu : "J'ai bien vécu ce succès. En fait,
comme j'ai connu la notoriété avant de faire l'album, la sortie du disque n'a pas été un
tout : j'avais déjà fait de la presse, des directs à la télé, je signais déjà des autographes…
L'album a pour moi juste été un moyen d'exister par moi-même, de dire ce que j'avais
envie de dire."
Cette volonté de s'exprimer existe donc depuis longtemps, mais ce n'est qu'aujourd'hui
qu'Amel a réussi à la concrétiser pleinement. "J'avais tellement de choses à dire"
confirme-t-elle. "Je n'avais pas envie de les faire dire par quelqu'un d'autre. Si je n'avais
pas su les écrire, j'aurais demandé à quelqu'un de m'aider. Mais je me suis dit : avant de
chercher quelqu'un, je vais voir si j'y arrive toute seule, vu que ce sont des choses qui
partent d'un sentiment très personnel." De cette façon, elle prend sa plume et laisse
voyager ses pensées, livrant son vague à l'âme sur sa feuille blanche, désormais noircie
par l'expérience. "Déjà sur la tournée, j'avais commencé à écrire des titres. C'était des
inédits que j'écrivais au fur et à mesure, et on les testait sur scène." Petit à petit, elle
arrive à parfaire son style. "Ca a été un enchaînement logique. J'ai commencé par un ou
deux titres comme ça, juste pour voir, et comme on m'a dit que c'était bien, j'ai
continué…" Les premiers qu'elle gardera pour ce nouvel opus sont "Désolée" et "Si tu
m'entends", deux textes forts, qui marquent son approche très personnelle du verbe,
parfois hargneux et énergique, souvent triste et mélancolique. "Même si je suis une fille
joyeuse, je préfère chanter des chansons tristes" avoue-t-elle, le regard sincère.
"Honnêtement, les chansons joyeuses, je ne peux pas. Ce n'est pas un choix, c'est ma
voix qui ne veut pas. J'ai déjà essayé, je n'y arrive pas (rires) !" C'est ainsi qu'elle trace
les contours de son univers, fait d'histoires d'amour passionnées et de désillusions. "La
vie est dure pour tout le monde. Je ne veux pas faire ma philosophe (elle sourit), mais je
persiste à croire que plus tu grandis, plus tu te rends compte qu'elle est là, cette dure
réalité des choses."
Si A 20 ans regorge de titres émouvants, témoins d'une implication sans faille, Amel n'en
a pour autant pas négligé la forme. "Sur le premier album je m'étais déjà beaucoup
investie, mais sur A 20 ans, c'était plus viscéral. Le moindre son de basse qu'il peut y
avoir, j'étais là." Ainsi, elle participe à l'élaboration du disque dans son intégralité. "De A
à Z" approuve-t-elle, expliquant qu'elle a par exemple choisi elle-même tous ses
producteurs. "C'est vraiment au feeling. J'écoute, et c'est la qualité qui compte…" De
cette façon, elle réitère sa collaboration avec l'auteur François Welgryn, qui lui livre le
bouleversant "Tu n'es plus là", ainsi qu'avec les compositeurs de 7ème Ciel. Elle lorgne du
coté du rap avec "Compliquée", production à l'américaine signée Street Fabolous : "Dès
que j'ai entendu l'instru, j'ai commencé à chanter la mélodie. J'étais dans ma voiture, je
sortais du Zénith, et j'ai mis le CD dans le lecteur. Le lendemain matin, j'ai appelé mon
directeur artistique pour lui demander de maquetter le titre dans l'après midi. J'ai écris le
texte le soir même." L'enregistrement de la plupart des morceaux se fait dans une
ambiance décontractée et détendue avec son ingénieur du son Volodia. "Entre lui et moi
il y a une synergie de fou ! En studio, quand j'ai fait une prise qui n'est pas bonne, je n'ai
pas besoin de lui dire que ça ne va pas, il me la remet direct. Un regard suffit !" Elle
poursuit : "J'essaie de faire beaucoup de 'one-shot'. En général on fait 3 ou 4 prises, 5
maximum. Donc ca va super vite, j'enregistre un titre en une heure, après on a tout le
temps d'habiller le morceau, de faire des choeurs, de rajouter des voix…" Cette efficacité
lui permet de revoir les titres l'un après l'autre, de les modifier. "Avec Volodia, nous
avons été super perfectionnistes ! Et puis nous n'avons pas eu peur de revenir sur des
morceaux, il y a même des titres qui étaient déjà mixés que nous avons retravaillés…"
Fidèle à sa famille, Amel invite le rappeur Panache, son cousin, sur le très hip-hop
"Croyez en moi", et même sa petite soeur Mélissa sur le poignant "Chanson pour papa".
"Pour moi, la musique et le texte ne sont que des supports pour l'émotion" argumente-telle,
expliquant par la même occasion qu'elle ne met aucune barrière stylistique à son
art. Si bien que pour son premier single, elle décide de travailler avec le héraut de la
variété française, Pascal Obispo. "On s'est croisé plusieurs fois, on s'est bien entendu, et
il m'a dit qu'il voulait m'écrire un titre. Je lui ai dit : avec plaisir !" Ecrit par Lionel
Florence, "Nouveau Français" est un tube en puissance à la rythmique électro/pop
enjouée et au refrain fédérateur. "C'est une chanson importante, qui se devait d'être
chantée" déclare-t-elle. Poursuivant : "souvent on ne sait pas comment nous appeler,
nous les enfants d'immigrés, qui habitent ici, qui sont nés ici. Je pense que Lionel
Florence a visé juste quand il dit "nouveau français". Il y a une génération d'ancien
français, issus de la France, et il y a la génération des nouveaux français, issus d'ici ou
d'ailleurs, mais ce qui compte, c'est qu'ils soient là. On n'a pas besoin de parler
d'intégration, on n'a pas besoin d'être intégrés parce qu'on est déjà là. On travaille et on
fait vivre le pays au même titre que n'importe qui."
Il aura aussi fallu qu'Amel attende ses vingt ans pour qu'elle voie un des ses plus grands
rêves se réaliser. Charles Aznavour, son idole, lui écrit une chanson : "Je reste seule". "Il
m'a appelé pour me demander la tessiture de ma voix, si je montais haut dans les aigus
et descendait bas dans les graves." Bouleversée par ce coup de fil, elle répondra au
grand homme un modeste "ça va, je me débrouille ! (rires)". Outre ce "cadeau"
intemporel de ‘Monsieur Aznavour' (comme elle aime l'appeler), Amel décide de remettre
le couvert avec celle qu'elle compte désormais parmi ses amies, Diam's. "Nous nous
sommes mises à écrire, toutes les deux, une feuille au milieu et le son sur l'ordinateur.
Dès qu'une phrase nous venait à l'esprit, on la notait !" Ainsi nait le morceau titre A 20
ans, témoignage vibrant d'une jeunesse difficile, et (qui sait ?) futur hymne hip-hop
français, ainsi que "Comme tous les soirs" et surtout le puissant et déterminé "Scandale",
éloquent pamphlet destiné aux magazines people. Amel n'a pas sa langue dans sa poche
concernant cette presse qui, selon elle, ne connaît ni éthique ni morale. "A la limite, être
dans les magazines avec un mec, c'est du vent, je m'en fous. Je ne suis pas morte, j'suis
là pour dire que ce n'est pas vrai. Mais dans tous les métiers il y a une éthique, et là,
c'est à croire qu'ils l'ont oublié en route." Enervée, elle continue : "Des fois ça leur arrive
aussi de déformer ce que je dis, ils m'ont fait dire que j'adorais passer dans les
magazines. En oubliant de rajouter que j'adore passer dans les magazines pour parler de
ma musique, de mon travail, pas pour raconter ma vie privée !"
A peine la vingtaine entamée, et Amel s'impose déjà comme une référence
incontournable de la chanson française. Même si elle s'en défend parfois : "Je pars du
principe que la musique n'est pas une science exacte. Il y en a qui aiment, d'autres qui
n'aiment pas, et tant mieux ! Sinon, quel intérêt d'aller défendre ton album et séduire les
gens ?" Elle conclue : "Je sais que je ne suis pas une grande diva de la variété, je ne suis
pas Mariah Carey ou Céline Dion. A coté de ça, j'ai une voix particulière qui touche des
gens, j'ai mon public, et j'en suis satisfaite. Je ne cherche pas à être la meilleure
chanteuse du monde !" C'est peut-être justement ce qui lui donne cette force à toujours
aller de l'avant, ces traits de caractère bien particuliers, cette authenticité qui fait d'elle
une perle rare. Pour notre plus grand bonheur à tous.

  • Daniel Geiselhart

Télécharger les titres d'Amel Bent

Télécharger les titres d'Amel Bent

Sonneries

Retrouve tous les logos et sonneries de tes artistes
Retrouve tous les logos et sonneries de tes artistes


Copyright © FUSION FM 2008. Tous droits réservés.Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSSDernière mise à jour mardi 6 janvier 2009